Quitter son siècle (roman)

Et si le pardon était la seule issue face aux blessures du passé ?

En pleine pandémie de 2020, alors que le monde se referme sur lui-même, Kenza, une jeune franco-algérienne vivant à Paris, affronte un double confinement. Atteinte d'une maladie génétique qui la contraint au fauteuil roulant, elle voit son existence basculer lorsqu'une mystérieuse lettre vient bouleverser son quotidien : T. Casamayor, un prisonnier qui attend la tenue de son procès, se propose en confident pour lui conter les épreuves qui ont jalonné sa vie de bourreau écologiste et sectaire raté…

Autour d'elle, les repères s'effondrent. Son père retourne en Algérie, son médecin choisit l'exil, ses proches disparaissent les uns après les autres. Entre Paris, Alger et Béjaïa, les destins se croisent, les secrets ressurgissent et les blessures enfouies réclament enfin d'être entendues.

À travers une galerie de personnages venus d'horizons différents, Azeddine Idjeri tisse un roman puissant où s'entremêlent mémoire, exil, transmission, sens de la vie, handicap, amitié et éthique, rapport avec le vivant et quête identitaire. Chaque rencontre pousse Kenza à s'interroger sur le sens de la vie, sur l'héritage des générations passées et sur la possibilité de se reconstruire malgré les épreuves.

Dans une écriture sensible et profondément humaine, l'auteur célèbre la richesse des échanges interculturels et rappelle que l'espoir peut naître même au cœur des périodes les plus sombres.

Extrait : 

« — Dessine-moi ton monde alors, maintenant qu’il y fait jour !

— Porter mon aide à toute personne qui n’a rien à se mettre sur la peau, nourrir ceux qui n’ont plus rien à se mettre sous le palais, secourir tous ceux qui en appellent à mon support... Mon rêve est de ne plus voir les pieds des enfants se taillader sur le chemin de l’école. Mon ambition est de rendre aux femmes de mon pays leur droit à la dignité. Ma conviction est que toutes les femmes naissent libres. N’existe qu’un seul élément de discorde, ou cette différence qui réside entre deux mondes : celui des femmes qui se savent libres, et celui de celles qui l’ignorent complètement ! Quoique, et lorsqu’elle verse dans l’absoluité, cette liberté devient notre ennemie. Dieu veille et surveille ! »

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